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NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2001

Ma référence

Le LUPUS ÉRYTHÉMATEUX

DESCRIPTION :

Maladie inflammatoire chronique du tissu conjonctif. La forme la plus fréquente est le lupus érythémateux chronique, siégeant dans les zones de la peau exposées au soleil (visage). La forme la plus grave, le lupus érythémateux disséminé, atteint différents organes, surtout les reins et les articulations.

Le tissu conjonctif est un matériau tissulaire rendant homogènes les structures anatomiques du corps. Certaines structures sont entièrement constituées de tissus conjonctifs, notamment les tendons et les cartilages. Le tissu conjonctif forme également la matrice de l’os et des structures non musculaires des artères et des veines.

SYMPTÔMES :

Dans les deux formes de lupus, les signes évoluent par des poussées de gravité et de durée variable. Le lupus érythémateux chronique débute par une ou plusieurs plaques cutanées rouges, arrondies, épaisses, qui laisseront des cicatrices. Il peut se localiser au visage, derrière les oreilles ou au cuir chevelu, provoquant une calvitie définitive de la zone.

Le lupus érythémateux disséminé réalise des taches rouges qui dessinent un masque en ailes de papillon sur les joues et à la racine du nez. Il n’y a pas de séquelles cutanées cicatricielles et les cheveux repoussent lors des périodes de rémission.

L’état général des personnes atteintes est le plus souvent altéré (fatigue, fièvre, nausées, perte d’appétit, perte de poids, douleurs articulaires). Il peut s’y associer une anémie, des troubles neurologiques ou psychiatriques, une insuffisance rénale, une pleurésie (inflammation de la membrane enveloppant les poumons), une péricardite (inflammation de la membrane enveloppant le cœur) et de l’arthrite.

CAUSES :

C’est une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire attaque les propres constituants de l’organisme, en formant des molécules étrangères responsables d’une inflammation.

Des facteurs génétiques et hormonaux jouent probablement un rôle dans l’apparition de la maladie. Parfois, la réponse immune semble être déclenchée par une infection virale ou par une grossesse. Certains médicaments sont susceptibles d’induire des symptômes de lupus érythémateux disséminé, notamment chez les personnes âgées (hydralazine, procaïnamide, isoniazide).

NUTRITION :

Assurez-vous d’avoir une alimentation pauvre en gras saturés et riche en fibres. Il faut donc privilégier le pain complet, les céréales et les farines à grains entiers, le riz brun, les légumineuses et éliminer tous les produits fabriqués à partir de farines raffinées.

De la même façon, remplacer les gras saturés par l’huile d’olive, l’huile de primevère, l’huile de canola, l’huile de germe de blé et l’huile d’arachide.

Éviter les aliments contenant du sucre, les remplacer par des produits sucrés au jus de fruit.

Éviter le café, l’alcool, la viande rouge, les œufs, le beurre d’arachide, les produits laitiers non écrémés, les fruits de mer et les mollusques.

RECOMMANDATIONS :

Éviter tout contact avec des gens malades (grippe, rhume, etc…) ;
Faire de l’exercice, natation, marche (prévenir les douleurs articulaires ) ;
Les fumeurs doivent laisser tomber cette habitude dont les effets néfastes ciblent surtout le cœur et les poumons, deux organes souvent touchés par le lupus.

PLANTES RECOMMANDÉES :

  • C.C.E.-W (# 735) antibiotique, contrepoison, dépuratif ;
  • Psyllium (# 2600) permet de rééduquer le transit intestinal ;
  • Laxatif (au choix) assure l’élimination des toxines ;
  • L.G.-W (# 820) régularise le fonctionnement du foie et de la vésicule biliaire ;
  • P.C.C.-W (# 841) dissout les mauvaises cellules et nourrit les bonnes ;
  • S.M.F.B.-W (# 867) formule de maintien contre le stress ;
  • B.P.-W (# 727) purificateur sanguin ; • C.A.-W (# 732) source de calcium et de silicium ;
  • HYG.-W (# 803) nourrit les glandes surrénales, donne de l’énergie et régularise le taux de sucre ;
  • K.I.D.-W (# 809) dissout et nettoie les éclats de cristaux microscopiques accumulés et répare les filtres des reins ;
  • Arthrex (# 2400) redonne de la souplesse aux articulations ;
  • Spécial écorce de cerisier sauvage (# 869) prévient le plissement et l’affaissement des tissus conjonctifs de l’organisme ;
  • H.N.S.-W (# 803) nourrit la thyroïde, source de silicium.
MÉDICAMENTS GÉNÉRALEMENT PRESCRITS

Anti-inflammatoire non stéroïdien : Acide tiaprofénique, diclofénac,diflunisal, fénoprofène, flurbiprofène, ibuprofène, indométhacine, katoprofène, naproxène, phénylbutazone, piroxicam, sulindac, tolmétine.

Groupe de médicaments qui ont une action analgésique (antidouleur) et qui diminuent également l’inflammation articulaire et celle des tissus mous, tels que les muscles et les ligaments. Cependant, ils peuvent provoquer une irritation du système digestif qui se manifeste par des douleurs gastriques, des nausées, des vomissements, de la dyspepsie, des hémorragies et des ulcérations.

Corticostéroïdes : Béclométhasone, bétaméthason, clobétasol, cortisone, désonide, dexaméthasone, fludrocortisone, fluméthasone, hydrocortisone, méthylprednisolone, prednisolone, prednisone.

Ils peuvent être utilisés pour freiner l’activité du système immunitaire. Cependant des doses élevées sur de longues périodes peuvent entraîner de l’hypertension artérielle, du diabète sucré, une diminution de la résistance aux infections, en affaiblissant le système immunitaire.

Un traitement à long terme par ces médicaments, freine la production naturelle des hormones corticostéroïdiennes par les glandes surrénales. Un arrêt brusque de ce traitement peut provoquer la mort.

Antipaludieéens : La quinine est la plus connue, chloroquine, la primaquine, la méfloquine, clindamycine, la doycycline, la sulfadoxine et la pyriméthanine.

Ils réduisent l’inflammation de la surface des organes, de même qu’ils soulagent la peau et les articulations. La prise de ces médicaments nécessite une surveillance ophtalmologique régulière, car ils sont toxiques pour la rétine et sont contre-indiqués pendant la grossesse.

Tous ces médicaments visent à réduire l’inflammation et à atténuer les symptômes. Il n’existe aucun traitement médical pouvant assurer la guérison.

Référence :
encyclopédie médicale de la famille, Manuel de nutrition clinique, Guide des produits Herbes-Pures, La Nutrition William Scheider 1985