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NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2000

QUOI DE NEUF

L'IRRADIATION DES ALIMENTS
Des études plus poussées seraient souhaitables.

L'irradiation des aliments en vue d'assurer leur conservation se développe discrètement depuis des années.

Ce processus est un mode de préservation, semblable à la pasteurisation. Alors que la pasteurisation utilise la chaleur pour détruire les micro-organismes, l'irradiation utilise une forme d'énergie appelée " radiation ionisante ". Cela consiste à exposer des aliments, en contenants ou en vrac, à des rayons gamma pour un temps donné.

D'après Santé Canada, les rayons gamma sont comparables aux rayons ultraviolets (UV), à la lumière visible et infra-rouge, aux micro-ondes et aux ondes radio utilisées dans les communications.

Toujours selon Santé Canada, l'aspect sécuritaire de l'irradiation des aliments est bien documenté. Les autorités compétentes de 40 pays et nations ont autorisé l'irradiation de 224 catégories d'aliments et de produits de l'agriculture (poulet, grains, épices, fruits et légumes). Plus de 32 pays exploitent présentement ce procédé pour la vente commerciale d'aliments.

Le fait est qu'en général, le public est peu ou mal informé sur la conservation des aliments par irradiation, ce qui entraîne toutes sortes de confusions. Beaucoup de propos inexacts étant tenus sur ce sujet, les professionnels de l'agroalimentaire ont beau jeu de présenter les détracteurs de ce procédé comme des alarmistes ignorants.

L'irradiation des aliments provoque des changements chimiques, connus ou inconnus dans les aliments traités, qui souvent altèrent la qualité gustative et à long terme présentent parfois des risques pour la santé.

Il existe plusieurs formes d'irradiation, différentes quant à la nature des rayonnements employés et de leur force (énergie), avec des résultats évidemment variés, des résultats variant forcément selon la nature des aliments traités. Cette diversité permet avec un peu de mauvaise foi, de nier tous les dangers de l'irradiation. Lorsque l'on nous dit que ces procédés ne peuvent induire une radioactivité artificielle des produits traités, car l'énergie des particules irradiantes est insuffisante pour cela… c'est probablement exact dans la majorité des cas, mais pas absolument dans tous les cas, d'autant plus que les expérimentations se sont concentrées sur les études physiques, alors que chacun sait bien que la radioactivité a aussi des effets chimiques.

L'irradiation à faible dose empêche la germination des graines de céréales, mais surtout des tubercules (pommes de terre, bulbes, oignons, ail, échalotes…). Cela permet, en atmosphère sèche, une conservation prolongée sans recours à la réfrigération.

Une irradiation nettement plus énergique s'attaque aux insectes en les rendant stériles.

À un stade d'énergie supérieur, les insectes ne peuvent plus muer, grandir, et si elle est plus forte encore, ils sont tués.

Enfin, une irradiation intense et de forte énergie détruit toute forme de vie. Si l'emballage est étanche, l'absence totale de germes fait de ces aliments des conserves qui n'ont pas subi de cuisson ou l'équivalent de produits surgelés qui se conservent à la température ambiante.

L'irradiation des aliments élimine les vitamines A-C-D-E et permet la formation de radicaux libres. On ajoute aussi des produits chimiques destinés à augmenter la durée de conservation des aliments. De plus, ni recul, ni statistiques sérieuses ne renseignent à savoir : a-t-on expertisé les colorants ou les produits de conservation, en les soumettant à une radiation, pour vérifier s'il n'en résultait pas des substances toxiques ?

En conclusion, un individu ne mangeant que ce type de nourriture, risque-t-il plus que d'autres de développer une oxydation des cellules qui permettrait de déboucher sur un cancer ? Certains diront que non, pour ma part ma devise est la suivante " dans le doute abstiens-toi "

Sonia Faggion

Sources:
Santé Canada
Biogassendi
Scandales français