Magazine CONTACT IMG
MAI-JUIN 2000

QUOI DE NEUF

4 GROUPE SANGUINS, 4 RÉGIMES

Chacun de nous admet aujourd’hui que notre façon de se nourrir, influe directement sur notre état de santé, notre poids et sur notre bien être général. Il existe tellement d’informations contradictoires en matière nutritionnelle que l’on s’y perd un peu.

Comment déterminer quel conseil suivre ou quel régime adopter? D’après Peter J. D’Adamo, auteur de 4 groupes sanguins 4 régimes, nous ne sommes pas plus en mesure de choisir un régime alimentaire que de choisir notre sexe ou la couleur naturelle de nos cheveux! Il a déjà été présélectionné pour nous voici des millénaires. En effet, les mêmes aliments ne sont pas bénéfiques à tous les groupes sanguins et chaque groupe étant prédisposé à certaines maladies, plutôt qu’à d’autres, peut palier à ces menaces par une diététique appropriée.

Adopter un régime convenant à votre groupe sanguin vous permettra de concentrer votre attention sur les informations médicales et nutritionnelles correspondant à votre profil biologique précis. Ces nouvelles données vous permettront d’effectuer des choix basés sur les forces dynamiques naturelles qui animent votre corps, en matière d’alimentation, d’activité physique et de santé.

La clé de l’importance du groupe sanguin résulte de l’histoire de l’évolution de l’homme.

Le groupe O est le plus ancien (O comme origine), environ quarante mille ans avant notre ère. A cette époque, l’homme chassait en groupes organisés et apprit très rapidement à confectionner des armes et à utiliser des outils. Ces progrès, en plus de ses atouts physiques naturels, lui ont conféré une supériorité, si bien, qu’il a cessé de redouter ses rivaux animaux. Cet état a rapidement fait exploser la population. Le carburant nutritionnel de base de ces ancêtres était les protéines (viande), et c’est à ce stade de l’évolution humaine que les caractéristiques digestives du groupe O se sont pleinement affirmées.

Groupe A (A comme agriculteur). Passage d’une existence de chasseur-cueilleur à une vie plus civilisée d’agriculteur. Le groupe A est apparu en Asie ou au Moyen-Orient entre quinze mille et vingt-cinq mille ans avant notre ère.

Cultiver des céréales et élever du bétail a bouleversé l’existence de nos ancêtres. Ils pouvaient désormais assurer leur subsistance, ce qui permit l’établissement de communautés et d’habitats permanents.

Ces changements, ainsi que leur nouvelle alimentation, ont provoqué des mutations du système digestif et du système immunitaire, ce qui leur à permis de mieux tolérer les céréales et les autres produits de la terre. Le groupe sanguin A était né.

Groupe B (B comme barbare). Ce groupe est né quelque part entre dix mille et quinze mille ans avant Jésus-Christ, lorsque l’homme a migré vers le nord de l’Asie. La culture de ce peuple était fondée sur la capture et la domestication du bétail et les habitudes alimentaires qui en découlaient, à base de viande et de produits laitiers. (Les produits laitiers étaient considérés comme barbares par leurs cousins du sud).

Le groupe AB (AB comme modernité). Ce groupe sanguin est rare il regroupe moins de 5% de la population mondiale. Il est aussi très «jeune», puisqu’il n’existe que depuis dix à douze siècles. Le groupe AB ayant hérité à la fois des caractéristiques du A et du B affiche un système immunitaire particulièrement performant.

  • Les individus appartenant au groupe A sont porteurs d’anticorps anti-B . Ils agglutinent le sang du groupe B, donc ils le rejettent.

  • Ceux du groupe B sont porteurs d’anticorps anti-A, donc ils agglutinent le sang du groupe A. Une personne du groupe sanguin A ne peut donc donner son sang à une personne du groupe B et vice versa.

  • Ceux du groupe AB ne produisent pas d’anticorps contre les autres groupes sanguins, ce sont donc des receveurs universels. Par contre, comme ce groupe est porteur d’antigènes A et d’antigènes B, il est rejeté par tous les autres groupes sanguins. Une personne du Groupe AB peut recevoir du sang de tout le monde mais ne peut en donner à personne, sauf à ceux du même groupe.

  • Ceux du groupe sanguin O produisent des anticorps anti-A et anti-B. Ils agglutinent donc les groupes sanguins A, B et AB. Une personne qui appartient au groupe O peut recevoir du sang seulement d’une personne du groupe O. Mais comme son sang est exempt d’antigène A ou B, il convient à tous les autres groupes sanguins. Le groupe O est un donneur universel.

    Il a été remarqué que nombre d’aliments suscitaient un processus d’agglutination similaire à celui qui se produit en présence d’un antigène étranger, mais rarement chez tous les groupes sanguins à la fois. Ce qui signifie qu’un aliment exerçant une action néfaste sur les cellules sanguines d’un groupe peut être bénéfique à celles d’un autre.

    Les aliments que vous absorbez induisent une réaction chimique au niveau du sang, qui diffère en fonction de votre héritage génétique. Si étonnant que cela puisse paraître, votre système immunitaire et votre tube digestif de la fin du XXième siècle préfère toujours les aliments dont les ancêtres de votre groupe sanguin se nourrissaient.

    Le processus de réactions chimiques provoquées dans votre sang par ce que vous ingérez, fait appel à des protéines appelées lectines, présentes dans les aliments, et qui possèdent des propriétés agglutinantes. Dans la nature elles permettent à deux organismes de se lier ensemble. La surface des cellules de nos canaux biliaires est garnie de lectines qui contribuent à l’interception des bactéries et des parasites. Ces envahisseurs utilisent eux aussi les lectines de leur surface pour adhérer aux glissantes muqueuses internes de notre corps – les lectines font alors office de ventouses.

    Lorsque vous consommez un aliment contenant des lectines incompatibles avec vos antigènes sanguins, ces lectines prennent pour cible un de vos organes ou de vos systèmes (les reins, le foie, le cerveau, le système digestif, etc.) et se mettent à agglutiner des cellules sanguines dans cette zone.

    Une fois qu’une lectine nocive s’installe dans une partie du corps, elle agit sur les cellules de cette zone comme un aimant. Celles-ci s’agglutinent alors et sont vouées à l’élimination comme si elles aussi étaient étrangères à l’organisme. Ce phénomène peut se traduire au niveau de l’intestin par un syndrome de côlon irritable ou une cirrhose du foie, ou bien encore il peut bloquer le flux sanguin traversant les reins pour ne citer que quelques-uns des méfaits possibles des «mauvaises» lectines.

    N’en déduisez pas que vous devez automatiquement fuir toutes les lectines. Celles-ci sont présentes dans tant de légumineuses, de fruits de mer, de noix, de graines, de légumes et de produits laitiers qu’il est pratiquement impossible de ne pas en absorber. L’idéal consiste à connaître et à éviter celles qui agglutinent vos cellules, et dont la liste dépend de votre groupe sanguin. Par exemple, le gluten (lectine la plus commune), que l’on retrouve dans le blé et les autres céréales, agit sur la muqueuse de l’intestin grêle des personnes du groupe O, provoquant une réelle inflammation et de douloureuses irritations, mais ne génère aucun trouble chez les personnes du groupe A. C’est pourquoi certains aliments sont nocifs pour certains groupes sanguins et bénéfiques pour d’autres.

    Chacune des listes suivantes sont composées d’un éventail d’aliments classés en trois catégories.

    Très bénéfique : un aliment très bénéfique agit comme un médicament.

    Neutre : un aliment neutre agit comme un aliment.
    À éviter : un aliment qui agit comme un poison.

    Dès que vous le pouvez, préférez les aliments très bénéfiques aux autres, mais ne vous privez pas pour autant des neutres. Ces derniers ne contiennent pas de lectines nocives pour vous et renferment en revanche des nutriments utiles au bon équilibre de votre alimentation.


    Sonia Faggion